Réforme des collectivités territoriales, suppression de la taxe professionnelle… Le gouvernement prépare de nombreuses réformes à la hâte qui risquent d’avoir de graves conséquences sur la vie quotidienne des citoyens.
Qu’ils soient de gauche ou de droite, les élus locaux ne cachent pas leurs inquiétudes vis-à-vis des réformes sur les collectivités territoriales. Sentant la colère monter, le chef de l’Etat a annulé sa visite lors du congrès annuel des Maires de France mi-novembre. Lundi 16 novembre, 4 220 conseillers généraux se sont réunis à Paris. A Montgeron, vos élus de la majorité ont voté une motion lors du conseil municipal du 12 novembre pour alerter les citoyens sur les conséquences de ce projet.
6 milliards pour les collectivités
Objectif louable, la réforme territoriale a pour but de simplifier le "millefeuille" institutionnel (communes, départements, régions). Une occasion en or pour réformer la fiscalité locale profondément injuste et dont les bases de calcul n’ont pas été révisées depuis plus de vingt ans. Au lieu de cela, sous prétexte de réaliser des économies, l’Etat souhaite remplacer les conseillers régionaux et généraux par des conseillers territoriaux. De plus, le projet propose la suppression, sans réelle contrepartie, de la taxe professionnelle (ressource importante
des collectivités).
Les interventions des collectivités réduites
L’affaiblissement programmé des collectivités territoriales aura des conséquences très concrètes pour les citoyens. Départements et régions se verraient retirer la "clause générale de compétence". Ainsi, ces collectivités risqueraient de ne plus pouvoir intervenir dans les domaines qui ne sont pas obligatoires. Le conseil général de l’Essonne pourra-t-il toujours financer les associations culturelles et sportives ou maintenir la Carte jeune 91 ?
Moins de services publics
Déjà fortement malmenés, les services publics de proximité seraient donc encore plus fragilisés. En effet, certains besoins du quotidien assurés par les collectivités territoriales ne seraient plus pris en charge soit par manque de financement, soit parce que les élus locaux n’auraient plus la possibilité juridique de le faire. En outre, certains services publics souvent menacés de fermeture (guichets SNCF, bureaux de poste) seraient défendus par moins d’élus. Saviez-vous par exemple que la Poste de l’Oly n’existe que parce que la mairie de Montgeron prend en charge le salaire du personnel ? Sans cela, plus de service postal à l’Oly…
Mobilisez-vous
Pour soutenir vous aussi le service public local, signez dès à présent la pétition du Conseil général de l’Essonne sur
appel.essonne.fr
Plus d’infos
Lire l’interview de Gérald Hérault