Après l’incendie

Forêt de Sénart

Dans la nuit du 10 au 11 octobre 2018, le feu ravageait des parcelles importantes de la forêt de Sénart sur notre commune. 60 hectares sont partis en fumée en octobre 2018. Même si la zone semble petite comparée aux 3 200 hectares que compte la forêt, c’est un feu d’une ampleur exceptionnelle pour la région.

En grande partie, les parcelles incendiées étaient constituées de végétation basse, des arbustes et des bouleaux jeunes, résultat d’un précédent incendie qui avait touché ce lieu une dizaine d’années auparavant. Ce large espace non boisé devient un observatoire de la reprise. Les forestiers scrutent la régénération et laissent la nature faire son œuvre.

Une barrière naturelle

Au Nord, le feu a été bloqué par une barrière naturelle constituée d’arbres plus anciens, plus forts, principalement des chênes. Sur 10 hectares, à proximité du carrefour de Montgeron, cette végétation dense a joué parfaitement son rôle de barrière. Mais les arbres ont souffert. Bien qu’ils paraissent toujours en vie, l’impact a été fort, surtout sur les racines. Peu à peu, ils vont dépérir. D’ici deux à trois ans, ils devront être coupés avant qu’ils ne deviennent dangereux. Il sera alors temps de penser à planter de nouveaux arbres. Les chênes ne vont pas forcément repousser naturellement. L’ONF travaille à adapter les nouvelles espèces au climat actuel de la région, avec des essences qui résistent mieux au changement climatique.

Une forêt se réfléchit sur un temps long, celui de la pousse d’un arbre qui se compte en décennies, parfois en siècles. L’ONF peut compter sur l’expertise de ses spécialistes des feux de forêt, principalement basés dans le Sud de la France, qui ont appris à replanter et accompagner les arbres en intégrant la diversité des espèces et leur résistance aux nuisibles et aux conditions météorologiques.

Des interventions coordonnées

De nombreux enseignements ont aussi été tirés de ce malheureux épisode. En novembre, le préfet de l’Essonne est venu sur place pour tirer les leçons de l’événement. Au final, 130 pompiers et 10 forestiers ont été mobilisés. Même si la coordination entre les experts du feu et ceux de la forêt a été plutôt efficace, elle peut être encore renforcée par des journées de travail en commun.

Par ailleurs, l’expérience a démontré que les voies d’accès des pompiers n’étaient pas forcément dimensionnées comme il le faudrait. Aussi, les routes forestières seront améliorées pour faciliter l’intervention des véhicules des soldats du feu.

Ainsi, de cet incendie qui a beaucoup marqué la population riveraine, attachée à juste titre à sa forêt, des leçons positives sont tirées.

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×