Garder les enfants des soignants

La crise sanitaire nécessite la mobilisation exceptionnelle des personnels de santé, notamment pour répondre à l’afflux massif de patients atteints du COVID-19 dans les hôpitaux mais aussi des pompiers et des forces de l’ordre. Pour beaucoup d’entre eux, il n’est pas possible de garder leurs enfants à la maison tandis que la fermeture des écoles est imposée depuis le début du confinement. C’est pourquoi le Gouvernement a prévu que les enfants des personnels mobilisés pendant la crise puissent être accueillis.


Pour les parents faisant partie des catégories de personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire tels que strictement définis par la circulaire gouvernementale consultable en cliquant sur le lien ci-joint :

  • tout personnel travaillant en établissements de santé publics/privés : hôpitaux, cliniques, SSR, HAD, centres de santé …
  • tout personnel travaillant en établissements médico-sociaux pour personnes âgées et personnes handicapées : maisons de retraite, EHPAD, USLD, foyers autonomie, IME, MAS, FAM, SSIAD …
  • les professionnels de santé et médico-sociaux de ville : médecins, infirmiers, pharmaciens, sages-femmes, aides-soignants, transporteurs sanitaires, biologistes, auxiliaires de vie pour personnes âgées et handicapées…
  • les personnels chargés de la gestion de l’épidémie des agences régionales de santé (ARS) des préfectures et ceux affectés à l’équipe nationale de gestion de la crise.

“Le dispositif est étendu le 22 mars 2020 aux enfants des personnels affectés aux missions d’aide sociale à l’enfance relevant des conseils départementaux (ASE) ainsi que des associations et établissements publics concourant à cette politique si ces personnels sont dépourvus de solution de garde.

Les services en charge de la protection de l’enfance concernés sont les services aide sociale à l’enfance (ASE) et protection maternelle et infantile (PMI) des conseils départementaux ainsi que les pouponnières ou maisons d’enfants à caractère social (MECS), les services d’assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) et les services de prévention spécialisée. Les professionnels relevant de ces structures éligibles au dispositif sont les suivants : travailleurs sociaux, techniciens d’intervention sociale et familiale (TISF), médecins, infirmières puéricultrices, sages-femmes et psychologues.

A compter du mardi 31 mars 2020, le dispositif d’accueil est étendu à d’autres personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire sur présentation d’une attestation de l’autorité préfectorale et dans la limite des capacités d’accueil (pompiers, police…).” (source Education nationale)

En dehors de ces catégories précisément définies par l’Etat, la Ville n’a pas le droit d’accueillir des enfants pendant cette période.

Les enfants ne sont pas forcément accueillis dans leurs écoles habituelles. Dans tous les cas, contactez les services de la Ville selon les modalités ci-dessous.

Transmettre les coordonnées :

Ils seront rappelés dans les meilleurs délais pour leur assurer une solution de garde.


La Ville, pour sa part, organise l’accueil par l’éducation nationale en mettant à disposition les locaux et met en place un accueil sur le temps périscolaire.

Dès le 16 mars, les écoles de la commune restaient ouvertes pour identifier les enfants dont aucun des deux parents n’était en mesure de les garder à la maison. Le lendemain, la mairie a proposé de regrouper tous les enfants dans une seule école. Au total, 24 enfants scolarisés dans les différentes écoles maternelles et élémentaires de la Ville étaient inscrits au 30 mars, même si tous ne sont pas présents quotidiennement.

Le suivi scolaire assuré par les professeurs

Les maternelles et les élémentaires de tous niveaux sont accueillis. Ils sont répartis, chaque jour, dans le respect des mesures sanitaires: pas plus de 10 enfants par classe et une classe par bâtiment.

On est là pour s’assurer que les devoirs des enfants de soignants soient bien faits

Une professeure mobilisée pendant la crise

Ce jour-là, 5 enfants de maternelles, petits, moyens et grands, sont réunis. Une institutrice de l’école Jean Moulin supervise le groupe : « C’est la première fois que je viens. Je travaille ici mais ce ne sont pas les élèves que je garde habituellement ». Elle doit s’assurer du respect des distances de sécurité, pas toujours évidentes à faire respecter avec les tout-petits. “En répétant les consignes, ils finissent par comprendre même s’il faut être vigilant en permanence. Pour le lavage des mains, effectué plusieurs fois dans la journée, il n’y a pas de problème” confie-t-elle, munie d’un masque qui lui protège le visage.

Les élémentaires sont quant à eux répartis par niveau, selon les effectifs du jour : les CP et CE1 d’un côté, les CE2, CM1 et CM2 de l’autre. Par classe, un enseignant assure la continuité pédagogique, tous installés à distance dans la classe pour éviter les contacts. « Leur professeur habituel leur donne le travail à fournir, comme je le fais avec mes propres élèves qui sont confinés chez eux. On est là pour s’assurer que les devoirs des enfants de soignants soient faits » rapporte une professeure.

Les animateurs périscolaires en première ligne

Grâce à la présence de 2 animateurs périscolaires et d’un ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) en roulement chaque jour, l’accueil est maintenu en semaine tous les matins, midis et soirs et toute la journée du mercredi.

Les enfants sont reçus de 7h jusqu’à 8h20, pour être en classe dès 8h30. « On ne peut plus proposer les activités habituelles. On fait du coloriage, du collage, des cartes… Mais on évite toute manipulation comme la pâte à modeler » rapporte une animatrice.

On répond présent pour soulager les soignants et les aider au mieux pendant cette crise

Une animatrice périscolaire présente pour les enfants

Sur le temps du déjeuner, les enfants sont accueillis au restaurant d’enfants La Roseraie entre 11h20 et 13h20. Tous sont placés pour respecter les distances de précaution, soit deux enfants par table, à l’exception des fratries qui peuvent manger ensemble. Les animateurs portent un masque et des gants et font régulièrement faire un lavage des mains aux enfants. « On tient nos distances un maximum car cela reste un risque pour nous. Mais on répond présent pour soulager les soignants » confie une autre animatrice. En fin de journée, les enfants sont accueillis de 16h30 à 19h pour attendre le retour des parents.

A la fin de chaque journée, les classes utilisées subissent une désinfection totale, tout comme les dortoirs.

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