L’enseignement du handisport pour s’ouvrir aux autres

handisport

Dans les écoles, l’enseignement moral et civique participe à l’apprentissage de la citoyenneté.

Le Code de l’éducation affirme « qu’outre la transmission des connaissances, la Nation fixe comme mission première à l’école de
faire partager aux élèves les valeurs de la République ». Le socle commun de connaissances parle de préparer l’enfant à l’exercice de la citoyenneté, sans se substituer aux familles mais dans une démarche de coéducation.
C’est l’objet de l’enseignement moral et civique qui est dispensé dans les écoles françaises du CP à la 3e avec un triple objectif : acquérir et partager les valeurs de la République, construire une culture civique et respecter autrui.

Une mise en pratique

Ce dernier point est mis en pratique tous les ans à l’occasion des journées du handicap avec des ateliers handisport lors desquels les enfants doivent se mettre à la place d’une personne handicapée pour mieux comprendre les difficultés qu’elle peut rencontrer. Ce rendez-vous est préparé avec les enseignants. À Hélène Boucher, Mme Feuillat a une classe de CM1-CM2 qui a participé aux journées du handicap. En amont, ils ont parlé en classe des différents types de handicaps. « Certains élèves sont en contact quotidien avec des personnes handicapées, précise Mme Feuillat, se mettre à leur place est très formateur. »

Des gens comme nous

Dans le gymnase Picot, les enfants se sont essayés au basket en fauteuil, au foot avec les pieds liés par un élastique, à la pétanque et au tir à ‘arc pour les malvoyants. Et les retours des enfants étaient enthousiastes. L’une s’est rendue compte que « c’est dur pour se déplacer », l’autre a constaté qu’il
fallait être « plus prudent ». Avec ces exercices, ils ont aussi appris à aider l’autre, à le guider. Corail en a tiré une leçon : « si j’ai un handicap, des gens sont là pour m’aider ». Et Sullivan de conclure : « ce sont des gens comme nous mais qui ont juste plus de mal ». L’enseignement moral et civique est
abordé toute l’année sous forme de discussions. « C’est important de partir de situations connues, confie l’enseignante. Par exemple, un élève qui est mis à l’écart ou une situation de classe compliquée que nous dénouons ensemble, avec empathie et respect. »

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