Chirurgien de la main installé en Essonne, Yves Le Bellec a construit sa vie entre médecine, et attachement profond à Montgeron. Et ce, depuis son enfance dans les rues de la Ville à ses missions humanitaires en Afrique, en passant par une carrière médicale.
Montgeron, socle de l’enfance
Yves n’a jamais vraiment quitté Montgeron. Même lorsque ses études de médecine l’ont amené à Paris, puis jusqu’en Afrique ou en Polynésie, un fil invisible le ramenait toujours ici, dans cette ville de l’Essonne où ses parents vivaient déjà lorsqu’il est né. Il grandit d’abord rue des Bois, puis après un intermède de 10 ans à Yerres, dans la maison familiale près de la place de la Croix au coq, poursuivant alors sa scolarité au lycée de Montgeron.
Nous nous sommes dit : finalement, quoi de mieux que Montgeron ?
Depuis plus de vingt ans désormais, le chirurgien vit en famille dans cette ville, où il s’est marié, où il aime profiter du jogging en forêt de Sénart ou le long de l’ Yerres, où il aime aller faire ses courses, participer à des activités avec ses enfants, les emmener au Conservatoire ou à l’école, se promener en famille sur la Pelouse, où la proximité de Paris lui permet de profiter également de la capitale.
La chirurgie comme vocation
La médecine, Yves l’a choisie très tôt. Enfant déjà, il dessine dans ses cahiers des plans de cabinets médicaux et s’imagine en chirurgien.
Son environnement familial, excepté son grand-père pharmacien, n’est cependant pas médical. Son père est musicien, sa mère tisserande. Mais tous deux lui transmettent un rapport presque artisanal au geste et à la précision. Peut-être est-ce ce lien subtil avec les mains qui l’amènera plus tard vers sa spécialité.
Après des études de médecine à Paris et un internat dans les hôpitaux parisiens, il découvre progressivement la chirurgie orthopédique avant de se passionner pour la microchirurgie et la chirurgie de la main, « un univers passionnant ». Le jeune médecin se forge également au contact du terrain. Durant ses études, il part plusieurs fois en Afrique, notamment au Togo puis en Côte d’Ivoire, pour des stages et des missions humanitaires. Des expériences qui le marquent durablement, et un attachement à l’Afrique qui le mènera d’ailleurs jusqu’au sommet du Kilimandjaro pour son voyage de noces.
Ces séjours en Afrique m’ont appris une autre façon de voir la médecine, mais aussi une autre façon de voir la vie.
Après une carrière hospitalière prometteuse, il choisit finalement l’exercice libéral et s’installe dans une clinique de l’Essonne. Aujourd’hui encore, son rythme reste soutenu : consultations, opérations, suivi des patients, conférences médicales. Pendant plus de vingt ans, il a également enseigné l’anatomie à des étudiants en médecine et des élèves kinésithérapeutes.
La musique comme fil conducteur
Dans la vie d’Yves, la musique occupe une place centrale depuis toujours. Il jouait du violoncelle enfant, et même s’il ne joue plus aujourd’hui, il a toujours son instrument chez lui et le ressort parfois de son étui. Cet attachement à la musique l’a conduit à s’investir pendant plusieurs années dans l’association « La Musique Classique pour les Hôpitaux de France », dont il a été Président. L’objectif de cette structure : faire entrer des musiciens dans les établissements hospitaliers et permettre aux patients comme aux soignants d’accéder à des concerts classiques.
Pendant la crise du Covid-19, son association a produit un disque réunissant plusieurs artistes de renom, destiné à soutenir les hôpitaux publics. Les fonds récoltés ont été reversés à la Fondation des Hôpitaux de France. Par ailleurs très heureux d’assister chaque fois qu’il le peut aux concerts organisés dans sa ville, il espère pouvoir trouver le temps d’en organiser quelques autres à l’avenir dans le cadre du Lions Club qu’il a rejoint récemment.
À l’hôpital, on soigne avec la science évidemment. Mais tout ce qui peut apporter à la médecine un peu d’humanité, de respiration ou d’émotion compte aussi énormément.
En 3 dates
- Années 1980: retour à Montgeron
- Début 2000: installation comme chirurgien en Essonne
- 2020: participation au projet solidaire de Musique classique pour les hôpitaux