Fabrice Allard, le cinéma dans la peau

En plus de trente ans de carrière, Fabrice Allard a touché à tous les secteurs du cinéma. Rencontre avec le Montgeronnais, directeur du service des Accréditations au Festival de Cannes.

De Montgeron au Festival de Cannes, il n’y a qu’un pas. Originaire de Ris-Orangis en Essonne, Fabrice Allard a très tôt été attiré par le 7e art : « J’avais 12 ans, il y avait Shining de Stanley Kubrick qui était interdit aux moins de 13 ans. J’avais trafiqué ma licence de tennis où figurait ma date de naissance pour pouvoir me vieillir d’une année et assister à la projection ». Un goût pour le septième art développé grâce à une rencontre au collège : « mon professeur de français de 6ème m’a fait faire du théâtre et éveillé au cinéma ». Partagé entre un parcours scientifique et les Cours Florent qu’il suit le soir, Fabrice Allard saute le pas.

Une rencontre déterminante

Aux Cours Florent, Fabrice Allard entend alors parler d’un casting : « Pascal Pellegrino, un jeune créateur journaliste suisse cherchait le premier rôle pour l’une de ses créations » Choisi, il part de l’autre côté de la frontière helvète pour prendre part à deux créations. De retour à Paris, il devient l’assistant de Jean-Claude Brialy au Théâtre des Bouffes Parisiens, et croise le chemin de Bernard Verley, alors producteur et acteur. Ce dernier lui propose de travailler sur un film qu’il va produire. Une captation pour ARTE du « Temps et la Chambre » réalisé par Patrice Chéreau. Une opportunité en or : « C’était une vraie révélation. Rencontrer Patrice Chéreau était énormissime. C’était quelqu’un de fantastique qui m’a appris énormément sur le métier ». Sur ses conseils, Fabrice Allard décide de découvrir une nouvelle facette du cinéma.
Devenu producteur, Fabrice Allard produit des courts-métrages et du théâtre avant d’être repéré par une pointure du milieu de l’époque, Charles Gassot et sa société Téléma Productions. Il y produira des films publicitaires. Mais avant d’arriver chez Téléma, Fabrice Allard est contacté pour travailler brièvement au service de presse du Festival de Cannes. Il quittera finalement le monde publicitaire pour son retour sur la Croisette, à la demande de Véronique Cayla, la directrice générale de l’époque, et monte Initial Event, une société de communication. À la tête du service des accréditations depuis 2011, gérant près de 40 000 accès lors de chaque édition, se trouvant au milieu des plus grandes stars internationales comme Martin Scorsese, Steven Spielberg, Leonardo Di Caprio ou Scarlett Johansson, Fabrice Allard fait face à une énorme pression. Un déferlement qui l’a poussé à s’éloigner un peu de Paris pour rejoindre Montgeron, havre de paix où il se retrouve auprès de ses proches.

Une arrivée à Montgeron

Fabrice Allard décide de partir de la capitale : « je travaillais non-stop. Je ne voyais plus mes enfants. C’était vraiment pour mon confort personnel et une rupture avec le rythme qui était le mien depuis des années que j’ai décidé d’emménager à Montgeron en 2008 ». Lorsqu’il est de retour à Montgeron durant l’été, Fabrice Allard décompresse et peut se reconnecter avec le monde qui l’entoure avant de se replonger dans la pression cannoise.
Le cinéphile a transmis son goût pour le cinéma à ses enfants : « ma fille aînée travaille dans l’industrie du cinéma. Mon fils est incollable lors de quizz sur le cinéma ». Habitant à proximité du Cyrano, Fabrice Allard n’hésite pas à s’y rendre, lorsqu’il en a l’occasion. « J’adore Le Cyrano qui est à deux pas de chez moi. Une chance pour un cinéphile comme moi. Les cinémas comme Le Cyrano, classés « Art et Essai », de par leur programmation, portent en eux toute la création cinématographique mondiale. Ils sont absolument essentiels ».

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