Le bracelet électronique est posé dans un délai de 5 jours à compter de l'ordonnance de placement sous ARSE. La pose du bracelet intervient après l’accomplissement de formalités préalables.
Formalités préalables à la pose du bracelet
Vérifications matérielles
Des vérifications matérielles sont faites au préalables pour s’assurer que le dispositif peut être mis en place.
Le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) est chargé de vérifier s’il y a bien un bracelet électronique disponible et si le récepteur peut techniquement être installé sur le lieu d’assignation.
Le SPIP vérifie également la situation matérielle, sociale et familiale de la personne poursuivie afin de déterminer le lieu et les horaires d’assignation possibles.
Si elles ne sont pas encore faites au moment de la décision d’ARSE, le juge des libertés et de la détention (JLD) saisit le SPIP pour effectuer ces vérifications et établir un rapport.
Accord de la personne poursuivie
Le placement sous bracelet électronique se fait avec le consentement de la personne poursuivie.
Cet accord doit être donné en présence d'un avocat.
Si la personne refuse cette installation, le juge peut décider de révoquer l'ARSE et placer la personne en détention provisoire.
Accord de la personne qui héberge la personne poursuivie
Si la personne poursuivie est domiciliée ou hébergé chez un tiers, celui-ci (propriétaire des lieux ou titulaire du contrat de location) doit donner son accord.
Pose du bracelet électronique
Le personnel de l'administration pénitentiaire pose le bracelet. Celui-ci est généralement porté à la cheville.
La personne sous ARSE peut, à tout moment, demander au juge qu'un médecin vérifie que le bracelet ne présente pas d'inconvénient pour sa santé.