Les créanciers peuvent s'opposer à la dissolution de la société dans un délai de 30 jours à compter de la publication de la dissolution au Bodacc.
Le point de départ du délai d’opposition commence le lendemain du jour de la publication au Bodacc.
Service en ligne
Consulter le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (bodacc.fr)
En pratique, les créanciers s’opposent à la transmission universelle du patrimoine (TUP) lorsqu’ils craignent qu’elle diminue leur chance d’être payés.
Exemple
Un ancien salarié réclame des indemnités à son employeur devant le conseil de prud'hommes. Cet ancien salarié peut craindre que l’opération de TUP retarde le versement de ces indemnités. Il utilise alors son droit d’opposition.
En cas d’opposition des créanciers, le dirigeant de la société non encore dissoute est assigné devant le tribunal de commerce ou le tribunal des activités économiques du lieu du siège social de la société dissoute.
Une fois saisi, le tribunal va prendre l'une des décisions suivantes :
-
Rejeter l'opposition du créancier
-
Ordonner le remboursement des créances
-
Ordonner la constitution de garanties
Si aucune opposition a été formulée par les créanciers, l'associé unique doit s'adresser au greffe du tribunal de commerce ou du tribunal des activités économiques pour obtenir un certificat de non opposition (CNO).
Référence : Code civil : article 1844-5