Victime de catastrophes naturelles, que faire ?

Depuis quelques temps, la Commune de Montgeron subit les effets du dérèglement climatique par des événements ponctuels d’une rare violence. Des inondations sont notamment survenues ces dernières années.

Après chaque intempérie, la Ville adresse à la Préfecture d’Evry une demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle qui permettra aux victimes d’obtenir une prise en charge des dégâts plus adaptée et plus rapide par les assureurs en cas de réponse positive.

Quels phénomènes peuvent justifier une demande ?

Remontée des nappes phréatiques

Lorsque des précipitations, même d’intensité moyenne, tombent sur des territoires où les nappes phréatiques sont saturées, elles déclenchent des inondations dans les sous-sols des habitations par capillarité. L’eau traverse alors les fondations.

Ruissellement et coulée de boue

Dans les zones urbanisées où la capacité d’infiltration se trouve réduite, les pluies abondantes, ruissellent en provoquant des inondations. Parfois, durant leur cheminement, elles peuvent charrier de la terre et des sédiments, et occasionner des coulées de boue.

Sécheresse et réhydratation des sols

En hiver, le gonflement des terrains dus aux précipitations et en été, l’évaporation de ces eaux, provoquent des mouvements qui peuvent occasionner des fissures sur les bâtiments.

Que faire en cas de constat de fissures apparues depuis l’été 2024 ?

Si vous avez constaté des fissures dans vos habitations ou murs de clôture durant la période estivale 2024, faites-vous recenser en contactant le service juridique par téléphone au 01 69 83 69 14 ou par mail

Au mois de décembre 2024, la Ville va adresser à la Préfecture de l’Essonne une demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour le phénomène « sécheresse et réhydratation des sols » survenu en 2023 accompagnée de la liste des sinistrés qui se seront déclarés.

Après une période d’instruction pouvant aller jusqu’à 18 mois, la Préfecture nous informera de la suite donnée à ce dossier. Ainsi il sera soit :

  • accepté : la Ville est alors reconnue en état de CAT NAT et un arrêté est édité au Journal Officiel. Le service communal le transmet par mail à tous les sinistrés afin qu’ils effectuent dans les 30 jours une déclaration de sinistre auprès de leur assureur. Ceux qui n’ont pas d’adresse de messagerie, sont contactés par téléphone.
  • rejeté : les sinistrés sont informés par courrier ou mail qui indique les motivations de refus.

Cette démarche de votre part est importante car elle vient appuyer la demande communale et vous permet d’être tenu informé de vos droits.

Catastrophe naturelle – tempête Kirk

Suite au passage de la tempête Kirk du 8 au 13 octobre 2024, les intempéries qui ont provoquées des inondations et des coulées de boues sur la Ville ont été reconnues comme catastrophe naturelle.

Les personnes sinistrées doivent déclarer déclarer le sinistre auprès de leur compagnies d’assurances avant le 25 novembre 2024 afin de bénéficier du régime d’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles. L’arrêté interministériel du 23 octobre 2024 est publié au Journal Officiel. Le délai légal pour déclarer le sinistre à votre assurance est de 30 jours. 

Faites-vous recenser auprès service juridique de la Ville via le formulaire ci-dessous :

Formulaire

Reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle

  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Fiche pratique

Accident de la vie courante : indemnisation par l'assurance

Vérifié le 10/04/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Vous êtes victime d’un accident dans votre vie quotidienne (chute, bricolage, sport…) ? Selon les circonstances, vous pouvez être indemnisé par votre assurance ou par celle d’un tiers responsable. Nous vous présentons les informations à connaître.

Un accident de la vie courante est un accident survenu dans la vie privée, en dehors des accidents de la circulation et des accidents du travail.

Il peut se produire :

  • à votre domicile
  • ou à l’extérieur, dans le cadre de vos activités quotidiennes.

Il peut également résulter de certains événements :

  • Catastrophe naturelle ou technologique
  • Accident médical
  • Attentat ou agression.

Exemple

  • Vous vous coupez en utilisant un couteau en cuisine
  • Vous vous blessez en bricolant avec un outil électrique
  • Vous faites une chute dans un escalier d’un lieu public
  • Vous vous blessez lors d’une activité de loisir encadrée (cours de danse, club de sport).

L’indemnisation dépend de l’existence ou non d’un responsable.

Absence de tiers responsable

Si aucun responsable n’est identifié, vous pouvez être indemnisé si vous avez souscrit une assurance personnelle couvrant ce type de risque, comme une garantie accidents de la vie (GAV).

Exemple

Vous vous blessez seul en tombant chez vous. Si vous avez souscrit une GAV, vous pouvez être indemnisé selon les conditions prévues au contrat.

Accident causé par un tiers identifié

Si une personne est responsable de l’accident, c’est elle ou son assurance responsabilité civile qui doit vous indemniser.

Le principe applicable est celui de la responsabilité civile, qui impose à toute personne de réparer les dommages qu’elle cause à autrui.

Exemple

Un cycliste vous percute et vous blesse. Son assurance responsabilité civile peut prendre en charge votre indemnisation.

Oui, il est possible d’être indemnisé sans responsable identifié si vous avez souscrit une assurance couvrant les accidents de la vie, comme une garantie accidents de la vie (GAV).

Cette assurance permet de compenser les conséquences financières et personnelles d’un accident, même lorsqu’aucune autre personne n’est en cause.

La GAV est une assurance facultative qui permet d’être indemnisé en cas d’accident de la vie courante, même sans responsable.

Les garanties varient selon les contrats.

La GAV couvre généralement :

  • le souscripteur
  • les membres de son foyer (selon les conditions du contrat)

Certains contrats prévoient une limite d’âge à la souscription, souvent fixée autour de 65 ans.

La GAV couvre notamment :

  • les accidents domestiques,
  • les accidents de loisirs ou sportifs,
  • certains événements exceptionnels (attentat, catastrophe, accident médical).

Le contrat peut prévoir des exclusions (par exemple, sports dangereux, faute intentionnelle.

En cas de blessures

L’assurance peut indemniser notamment :

  • les souffrances physiques,
  • l’incapacité permanente,
  • le préjudice esthétique,
  • les pertes de revenus,
  • les frais d’assistance.

 À noter

Une blessure légère sans séquelles importantes peut ne pas ouvrir droit à indemnisation avec une GAV.

En cas de décès

Les proches peuvent être indemnisés pour :

  • les frais d’obsèques,
  • le préjudice moral,
  • les pertes de revenus.

Vous devez déclarer le sinistre dans le délai prévu au contrat, généralement de 5 jours ouvrés.

La déclaration doit comporter les points suivants :

  • Circonstances de l’accident
  • Nature des blessures
  • Conséquences subies.

Avant de proposer une indemnisation, l’assureur organise une expertise médicale lorsque l’accident a entraîné des blessures importantes.

Cette expertise permet d’évaluer les conséquences de l’accident sur votre état de santé et sur votre vie quotidienne.

L’expertise médicale permet d’évaluer les séquelles de l’accident.

L’assureur désigne un médecin expert chargé d’examiner votre situation.

Ce médecin analyse notamment :

  • la nature des blessures,
  • leur évolution,
  • les séquelles éventuelles,
  • leur impact sur votre vie personnelle et professionnelle.

Il détermine en particulier un taux d’atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP), qui correspond au niveau d’invalidité permanente. Ce taux est déterminant, car l’indemnisation dépend souvent d’un seuil minimum prévu par le contrat (par exemple 30 % dans les contrats labellisés GAV).

L’évaluation définitive a lieu lorsque votre état est considéré comme stabilisé (on parle de consolidation).

Avant cette étape, une expertise provisoire peut être réalisée pour évaluer votre situation et permettre le versement d’une avance (indemnisation provisionnelle).

L’expertise sert de base au calcul de l’indemnisation.

Le rapport du médecin expert permet à l’assureur :

  • de vérifier que les conditions de garantie sont remplies,
  • d’identifier les préjudices indemnisables,
  • de fixer le montant de l’indemnisation.

L’évaluation porte notamment sur :

  • les souffrances subies,
  • les limitations dans la vie quotidienne,
  • les pertes de revenus,
  • les besoins d’assistance.

L’objectif est de mesurer précisément les conséquences durables de l’accident pour déterminer une indemnisation adaptée.

Si vous n’êtes pas d’accord avec les conclusions du médecin expert, vous pouvez :

  • demander une contre-expertise,
  • vous faire assister par votre propre médecin,
  • engager une procédure d’arbitrage ou judiciaire.

En pratique, les contrats prévoient souvent les conditions de contestation.

En cas de décès, l’assureur vérifie les circonstances du décès et le lien avec l’accident, à partir des documents médicaux disponibles.

L’assureur :

  • vérifie que l’accident est couvert par le contrat,
  • mandate un médecin expert,
  • évalue vos préjudices,
  • vous propose une indemnisation.

L’indemnisation tient compte des sommes déjà versées par d’autres organismes (sécurité sociale, mutuelle…).

Si la Sécurité sociale prend en charge une partie des frais, l’assureur complète dans la limite du contrat.

L’assurance responsabilité civile du responsable :

  • vérifie sa responsabilité,
  • organise une expertise médicale,
  • évalue les préjudices,
  • propose une indemnisation.

Contrairement à la garantie accidents de la vie (GAV), il n’y a pas de seuil minimum d’invalidité : même un préjudice léger peut être indemnisé.

Vous ne pouvez pas être indemnisé 2 fois pour un même préjudice.

Les sommes versées par la sécurité sociale, la mutuelle ou une assurance sont prises en compte dans le calcul de l’indemnisation finale.

Vous pouvez :

Si vous contestez le taux d’invalidité retenu, vous pouvez demander une nouvelle expertise.

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