La reconnaissance d’un enfant a pour but d’établir le lien de filiation entre l’enfant et ses parents lorsque ceux-ci ne sont pas mariés.
Elle peut être faite à la mairie de votre choix ou devant un notaire.
La reconnaissance avant naissance
Lorsqu’elle est faite simultanément par le père et la mère, c’est le nom du père qui est transmis à l’enfant, sinon c’est le nom du parent qui a reconnu l’enfant le premier.
Si vous souhaitez déroger à cette dévolution du nom de famille, un formulaire de déclaration conjointe de choix du nom vous sera remis lors de la reconnaissance. Il faudra le remettre à l’officier d’état civil lors de la déclaration de naissance, avec la copie intégrale de l’acte de reconnaissance.
Pièces à fournir :
Votre pièce d’identité
Les informations relatives aux nom, prénoms, date et lieu de naissance, domicile et profession de la mère
Livret de famille
La reconnaissance après naissance
La désignation de la mère dans l’acte de naissance suffit désormais à établir son lien de filiation avec l’enfant. Ce n’est pas le cas pour le père qui n’aurait pas effectué de reconnaissance avant la naissance de son enfant.
La reconnaissance doit intervenir avant le premier anniversaire de l’enfant pour que le père ait de plein droit l’exercice de l’autorité parentale. Passé ce délai, il est nécessaire de faire une déclaration conjointe auprès du Tribunal de Grande Instance.
Tribunal de Grande Instance d’Evry
9 rue des Mazières
91 012 Evry Cedex
01 60 76 78 00
Que faire si je suis une victime ou un proche de victime d'acte terroriste ?
Vérifié le 04/07/2025 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
En cas d'attaque terroriste, l'important est de me protéger, d'appeler les secours et de prévenir mes proches. Après l'attentat, je peux obtenir un soutien moral et judiciaire de la part de différents professionnels et organismes. Il m'est également possible d'être indemnisé et de devenir partie au procès. Si je suis un proche d'une victime, je peux, moi aussi, obtenir de l'aide et faire valoir mes droits. Si mon proche est décédé, je dois accomplir certaines formalités administratives.
Victime
Proche d'une victime blessée
Proche d'une victime décédée
En cas d'attentat terroriste, je peux faire appel aux forces de l'ordre et aux services de santé (exemple : Samu).
Contacter les forces de l'ordre
Que je sois la victime ou l’un de ses proches, je peux contacter le numéro d’information diffusé par le gouvernement à la radio, à la télévision et sur les réseaux sociaux.
Je peux également contacter Police Secours en composant le 17.
À noter
Si je suis sourd, sourdaveugle, malentendant ou aphasique, je contacte le 114. Les agents du 114 gèrent mon alerte en lien direct avec le service d'urgence le plus proche. Pour pouvoir faire intervenir rapidement les secours, le 114 a besoin de mon nom, de mon adresse précise et du motif de l'appel.
Contacter les services de santé
Si j'ai besoin d'une assistance médicale, je peux contacter :
Le Samu en composant le 15
Les pompiers en composant le 18
Le numéro d'urgence européen (112) si je me trouve dans un autre pays de l'Union européenne.
Je peux aussi me rendre à l'hôpital le plus proche si mon état me le permet.
Un acte terroriste peut entraîner des blessures physiques et laisser des séquelles psychologiques.
Pour obtenir des soins et faire constater mes blessures, je peux consulter le médecin de mon choix. Ce médecin évaluera mon état de santé général et constatera l'impact psychologique que l'acte terroriste a eu sur moi.
À noter
S'il l'estime nécessaire, mon médecin pourra me renvoyer vers un spécialiste (exemple : un psychologue).
Je peux également demander de l'aide au personnel d'une cellule d'urgence médico-psychologique (CUMP) en contactant le Samu (15 depuis la France ou 112 depuis l'étranger). Ces cellules existent dans chaque département.
Lors de la 1re consultation, le médecin doit me fournir un certificat médical constatant les préjudices que je subis. Ce document peut me servir de preuve si je fais une demande d'indemnisation et/ou si je dépose plainte.
En tant que victime d'un acte terroriste, je peux joindre le numéro national d'aide aux victimes.
Où s’adresser ?
Ce service permet aux victimes d'infractions (hors atteintes aux biens sur internet) d'être écoutées et orientées vers une association d’aide aux victimes ou un service spécialisé. Il est accessible aux personnes sourdes et malentendantes.
En France métropolitaine
116 006
Appel gratuit
Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h.
Hors métropole (ou depuis l'étranger)
+ 33 (0)1 80 52 33 76
Appel gratuit
Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h (heure de Paris).
Les agents de ce service peuvent m'accompagner dans mes démarches (exemple : constitution d'un dossier afin d'obtenir une indemnisation) et me diriger vers des spécialistes (exemple : psychiatre).
Il est également possible de contacter directement une association d'aide aux victimes pour obtenir une prise en charge personnalisée et gratuite.
Ces structures m'accueillent, m'écoutent, m'informent sur mes droits et m'apportent un soutien psychologique.
Elles peuvent également m'aider dans mes démarches administratives et judiciaires (exemple : action en justice).
En tant que victime d'un acte terroriste, je peux percevoir une indemnisation de la part du fond de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) et, éventuellement, de mon assurance. Je peux également recevoir une pension militaire d'invalidité.
Obtenir une indemnisation du Fond de garantie des victimes
Le FGTI peut me verser une indemnisation afin de réparer les dommages physiques et psychologiques que je subis.
Pour obtenir cette indemnisation, je dois effectuer une demande au FGTI.
À savoir
Si je suis resté inconscient après l'attentat, le procureur de la République se charge de prévenir le FGTI. Je n’ai donc aucune démarche à accomplir sauf si le FGTI ne m’a pas contacté.
La demande se fait en ligne ou par courrier postal. Elle peut être effectuée dans un délai de 10 ans suivant la consolidation de mon dommage.
À savoir
Si un procès pénal a eu lieu, elle doit être faite dans un délai d'un an à compter de la décision de justice.
En ligne
Par courrier
La demande se fait en utilisant un service en ligne :
Service en ligne Demande d’indemnisation par une victime d’acte de terrorisme
Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI)
Pour que mon dossier soit complet, la demande doit être accompagnée des documents suivants :
Copie de ma pièce d'identité (carte nationale d'identité, passeport ou titre de séjour)
Documents permettant de justifier mes blessures physiques ou psychologiques (certificat médical initial, passage dans une cellule d'urgence médico-psychologique, etc.)
Copie de mon témoignage devant la police ou la gendarmerie (ou copie du dépôt de plainte)
Rapports de police ou attestation du consulat de France (en cas de d'acte terroriste commis à l'étranger)
Le FGTI m’assiste dans la constitution de mon dossier. Il peut me demander des documents supplémentaires (exemple : justificatifs de revenus, copies de factures). Je peux fournir ces éléments au fur et à mesure, en fonction du moment où je les ai en ma possession.
Je peux effectuer votre demande en remplissant un formulaire :
Formulaire Demande d’indemnisation par une victime de terrorisme
Le FGTI m’assiste dans la constitution de mon dossier. Il peut me demander des documents supplémentaires (exemple : justificatifs de revenus, copies de factures). Je peux fournir ces éléments au fur et à mesure, en fonction du moment où je les ai en ma possession.
Le dossier doit être directement transmis au FGTI.
Le parquet ouvre une enquête pour trouver les auteurs de l'acte terroriste afin qu'ils soient jugés.
Pour être informé de l’évolution de l'enquête, avoir accès à l’ensemble des documents du dossier ou demander la réalisation d’actes d'instruction, je peux me constituer partie civile.
La constitution de partie civile me permettra également de solliciter des dommages et intérêts à l'auteur des faits.
Je peux me constituer partie civile lorsque je dépose plainte.
À savoir
Je ne suis pas obligé de porter plainte. Néanmoins, le dépôt de plainte peut être un élément de preuve supplémentaire lors de ma demande d'indemnisation.
Si je ne me suis pas constitué partie civile lors de mon dépôt de plainte, je peux le faire à tout moment de la procédure, jusqu'au jour de l'audience.
Avant l'audience, je m'adresse au juge d'instruction en charge de l'affaire. Pendant l'audience, je déclare ma constitution de partie civile à la cour d'assises spécialement composée pour juger l'acte terroriste.
À savoir
Au cours de cette procédure, j'ai la possibilité d'être assisté d'un avocat. Afin de régler ses honoraires, je peux solliciter l'aide juridictionnelle en déposant une demande au bureau d’aide juridictionnelle du Tribunal Judiciaire de Paris. En tant que victime de terrorisme, j'ai le droit à cette aide quelles que soient mes ressources financières.
Pour me constituer partie civile, je dois adresser un courrier au pôle de l'instruction du tribunal judiciaire de Paris.
Ce statut me permet de bénéficier de conditions d'embauche et de travail qui tiennent comptent de mon handicap. Par exemple, aménagement des horaires et adaptation du poste de travail.
Si j'obtiens le statut de travailleur handicapé et que mon taux d'incapacité atteint un certain seuil, je peux bénéficier de l'allocation adulte handicapé (AAH).
Cette allocation de base peut être complétée par d'autres allocations :
Je peux récupérer mes affaires personnelles après un attentat, mais la restitution dépend des contraintes de l'enquête. En effet, certaines affaires peuvent être placées sous scellés, ce qui empêche leur restitution.
Si je souhaiter récupérer mes affaires personnelles, je dois le signaler au service chargé de l’enquête. Les agents de ce service peuvent me dire si mes affaires sont disponibles ou si elles sont sous scellés.
Si les affaires sont sous scellés, les agents du service d’enquête transmettront ma demande à la justice pour que les affaires me soient rendues dès que l'enquête le permettra.
À savoir
Si j'ai perdu mes papiers d'identité (carte d'identité, passeport, permis de conduire, carte grise), je peux en déclarer la perte et faire la demande de nouveaux papiers, au même moment.
En tant que victime d'un acte terroriste, je peux demander la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme. Cette médaille sert à rendre hommage aux personnes qui ont été séquestrées, blessées ou tuées lors d'un attentat terroriste.
Pour faire ma demande, je dois compléter un formulaire :
Formulaire Demande de médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme
Un acte de naissance ou tout document d'identité si je suis de nationalité étrangère et que l'attentat a eu lieu en France.
Le dossier complet doit être envoyé par mail ou par courrier postal au ministère de la justice.
Il peut être transmis par mail ou par courrier postal.
Par mail
Par courrier
Mon dossier doit être transmis à l'adresse électronique suivante : mnrvt.sg@justice.gouv.fr
Mon dossier doit être adressé à l'adresse postale suivante :
Madame la secrétaire générale
Ministère de la justice
13 place Vendôme
75042 Paris cedex 01
En cas d'attentat terroriste, je peux faire appel aux forces de l'ordre et aux services de santé (exemple : Samu).
Contacter les forces de l'ordre
Que je sois la victime ou l’un de ses proches, je peux contacter le numéro d’information diffusé par le Gouvernement à la radio, à la télévision et sur les réseaux sociaux.
Je peux également contacter Police Secours en composant le 17.
À noter
Si je suis sourd, sourdaveugle, malentendant ou aphasique, je contacte le 114. Les agents du 114 gèrent mon alerte en lien direct avec le service d'urgence le plus proche. Pour pouvoir faire intervenir rapidement les secours, le 114 a besoin de mon nom, de mon adresse précise et du motif de l'appel.
Contacter les services de santé
Si j'ai besoin d'une assistance médicale, je peux contacter :
Le Samu en composant le 15
Les pompiers en composant le 18
Le numéro d'urgence européen (112) si je me trouve dans un autre pays de l'Union européenne.
Je peux aussi me rendre à l'hôpital le plus proche si mon état me le permet.
Après l'attentat, je peux obtenir un soutien psychologique de la part d'un professionnel de santé. Les frais à régler à ce professionnel sont entièrement pris en charge par l'État.
Obtenir de l'aide d'un professionnel de santé
Immédiatement après l'acte terroriste, des cellules d'urgence médico-psychologique (CUMP) sont accessibles sur les lieux de l'attentat, dans un hôpital ou dans un centre d'accueil des familles.
Je peux également les contacter en composant le 15 (depuis un téléphone fixe) ou le 112 (depuis un téléphone portable).
Les professionnels de ces CUMP sont mobilisés par le Samu pour prodiguer des soins médico-psychologiques à toute victime d'un attentat terroriste. Ils peuvent aussi me diriger vers un spécialiste (exemple : psychologue).
Dans les jours qui suivent l'attentat, je peux consulter mon médecin traitant pour qu'il m'examine et m'oriente vers un professionnel de la santé mentale (exemple : psychiatre).
À savoir
Mon médecin et tout autre spécialiste peuvent me fournir des certificats médicaux. Ces documents me serviront de preuve si je fais une demande d'indemnisation.
Pour obtenir cette prise en charge intégrale, je dois demander une attestation de prise en charge spécialement prévue pour les actes terrorisme.
Ma demande doit être adressée au service dédié aux attentats terroriste de ma caisse d'assurance maladie.
Je peux joindre ce service de 2 manières :
En contactant le correspondant « attentat » de ma caisse d'assurance maladie dont les coordonnées sont précisées sur le courrier qu'elle m'a adressé.
Ou en envoyant un mail à l'adresse suivante : victimesattentat.cnam@assurance-maladie.fr.
Une fois que j'ai obtenu mon attestation de prise en charge, je dois la conserver afin de la montrer au professionnel de santé qui me suit.
En tant que proche d'une victime de terrorisme, je peux contacter le numéro national d'aide aux victimes.
Où s’adresser ?
Ce service permet aux victimes d'infractions (hors atteintes aux biens sur internet) d'être écoutées et orientées vers une association d’aide aux victimes ou un service spécialisé. Il est accessible aux personnes sourdes et malentendantes.
En France métropolitaine
116 006
Appel gratuit
Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h.
Hors métropole (ou depuis l'étranger)
+ 33 (0)1 80 52 33 76
Appel gratuit
Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h (heure de Paris).
Les agents de ce service peuvent m'accompagner dans mes démarches (exemple : constitution d'un dossier afin d'obtenir une indemnisation) et me diriger vers des spécialistes (exemple : psychiatre).
Il est également possible de contacter directement une association d'aide aux victimes pour obtenir une prise en charge personnalisée et gratuite.
Ces structures m'accueillent, m'écoutent, m'informent sur mes droits et m'apportent un soutien psychologique.
Elles peuvent également m'aider dans mes démarches administratives et judiciaires (exemple : action en justice).
En tant que victime indirecte d'un acte terroriste, je peux percevoir une indemnisation de la part du fond de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) et, éventuellement, de mon assurance.
Obtenir une indemnisation du Fond de garantie des victimes
Si je suis un proche d’une victime de terrorisme, le FGTI peut me verser une indemnisation afin de réparer les dommages psychologiques que je subis.
Pour obtenir cette indemnisation, je dois effectuer une demande au FGTI dans un délai de 10 ans suivant la consolidation de mon dommage (ou d'un an à compter de la décision de justice si un procès pénal a eu lieu).
À savoir
Si mon proche est resté inconscient après l'attentat, le procureur de la République se charge de prévenir le FGTI. Je n’ai donc aucune démarche à accomplir sauf si le FGTI ne m’a pas contacté.
Je peux faire ma demande d’indemnisation en utilisant un service en ligne :
Service en ligne Demande d’indemnisation par un proche d’une victime de terrorisme
Le parquet ouvre une enquête pour trouver les auteurs de l'acte terroriste afin qu'ils soient jugés.
Pour être informé de l’évolution de l'enquête, avoir accès à l’ensemble des documents du dossier et demander la réalisation d’actes d'instruction, je peux me constituer partie civile.
La constitution de partie civile me permettra également de solliciter des dommages et intérêts à l'auteur des faits.
Je peux me constituer partie civile à tout moment, jusqu'au jour de l'audience.
Avant l'audience, je m'adresse au juge d'instruction en charge de l'affaire. Pendant l'audience, je déclare ma constitution de partie civile à la cour d'assises spécialement composée pour juger l'acte terroriste.
À savoir
Pendant toute la procédure, je peux être assisté d'un avocat.
Afin de régler ses honoraires, je peux solliciter l'aide juridictionnelle en déposant une demande au bureau d’aide juridictionnelle du Tribunal Judiciaire de Paris. J'ai le droit à cette aide quelles que soient mes ressources financières.
Ce courrier doit comporter les informations suivantes :
Le numéro de la procédure
Mon nom et mes prénoms
Mon adresse postale (si mon avocat est d'accord, je peux me domicilier chez lui)
Une déclaration indiquant clairement que je souhaite me constituer partie civile pour les faits de terrorisme
Le nom de mon avocat ou, si je n'en n'ai pas, le fait que je souhaite être assisté par un avocat tout au long de la procédure.
Je peux me constituer partie civile lors de l'audience devant la cour d'assises spécialisée en matière de terrorisme.
Rappel
Rappel
Devant cette juridiction, je peux être assisté d'un avocat.
Ma constitution de partie civile peut être demandée à l'oral ou par écrit.
Cette demande doit être faite avant les réquisitions du ministère public sur la condamnation de l'auteur des faits.
Je peux être adopté par la Nation en tant que pupille si :
L'un de mes parents (ou les 2) a été blessé lors d'un attentat terroriste
J'ai moins de 22 ans.
Lorsque j'obtiens le statut de pupille de la Nation, l'OnacVG prend en charge tout ou partie des frais nécessaires à mon entretien et à mon éducation (nourriture, habillement, vacances, frais médicaux, frais scolaires, etc.).
Les sommes versées par l'ONaC-VG dépendent de mes besoins et des ressources financières des membres de ma famille.
Pour obtenir le statut de pupille de la Nation, je dois prendre rendez-vous avec le service de l'ONaC-VG de mon département.
Attestation du Fond de garantie des victimes (FGTI) qui indique que l'indemnisation est en cours ou qui précise son montant
Tout document médical lié aux préjudices que j'ai subis en raison de l'attentat terroriste (bulletin d'hospitalisation, certificat médical, rapport d'expertises, etc.)
Le document appelé « information du mineur » si j'ai plus de 17 ans.
À noter
D'autres documents doivent être fournis si je suis l'enfant d'un militaire en opération extérieure.
Après l'attentat, je peux obtenir un soutien psychologique de la part d'un professionnel de santé. Les frais à régler à ce professionnel sont entièrement pris en charge par l'État.
Obtenir de l'aide d'un professionnel de santé
Immédiatement après l'acte terroriste, des cellules d'urgence médico-psychologique (CUMP) sont accessibles sur les lieux de l'attentat, dans un hôpital ou dans un centre d'accueil des familles.
Je peux également les contacter en composant le 15 (depuis un téléphone fixe) ou le 112 (depuis un téléphone portable).
Les professionnels de ces CUMP sont mobilisés par le Samu pour prodiguer des soins médico-psychologiques à toute victime d'un attentat terroriste. Ils peuvent aussi me diriger vers un spécialiste (exemple : psychologue).
Dans les jours qui suivent l'attentat, je peux consulter mon médecin traitant pour qu'il m'examine et m'oriente vers un professionnel de la santé mentale (exemple : psychiatre).
À savoir
Mon médecin et tout autre spécialiste peuvent me fournir des certificats médicaux. Ces documents me serviront de preuve si je fais une demande d'indemnisation.
Après le décès de la victime de terrorisme, je choisis une entreprise de pompes funèbres.
L’entreprise de pompes funèbres peut s’occuper des démarches administratives qui suivent le décès : acte de décès, permis d’inhumer, autorisation de fermeture du cercueil, autorisation d’inhumation, autorisation de crémation, etc.
Attention :
En cas de décès à l'étranger, je peux demander de l'aide au consulat de France du pays dans lequel le décès a eu lieu.
Tout ou partie des frais d'obsèques sont pris en charge par le Fonds de garantie des victimes des actes terroristes et d'autres infractions (FGTI).
Si j'ai avancé les frais, le FGTI me remboursera la part qu'il prend en charge. Sinon, la partie prise en charge par le FGTI sera directement versée à l'entreprise de pompes funèbres.
En tant que proche d'une victime de terrorisme, je peux contacter le numéro national d'aide aux victimes.
Où s’adresser ?
Ce service permet aux victimes d'infractions (hors atteintes aux biens sur internet) d'être écoutées et orientées vers une association d’aide aux victimes ou un service spécialisé. Il est accessible aux personnes sourdes et malentendantes.
En France métropolitaine
116 006
Appel gratuit
Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h.
Hors métropole (ou depuis l'étranger)
+ 33 (0)1 80 52 33 76
Appel gratuit
Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h (heure de Paris).
Les agents de ce service peuvent m'accompagner dans mes démarches (exemple : constitution d'un dossier afin d'obtenir une indemnisation) et me diriger vers des spécialistes (exemple : psychiatre).
Il est également possible de contacter directement une association d'aide aux victimes pour obtenir une prise en charge personnalisée et gratuite.
Ces structures m'accueillent, m'écoutent, m'informent sur mes droits et m'apportent un soutien psychologique.
Elles peuvent également m'aider dans mes démarches administratives et judiciaires (exemple : action en justice).
En tant que victime indirecte d'un acte terroriste, je peux percevoir une indemnisation de la part du fond de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) et, éventuellement, de mon assurance.
Obtenir une indemnisation du Fond de garantie des victimes
Si je suis un proche d’une victime de terrorisme, le FGTI peut me verser une indemnisation afin de réparer les dommages psychologiques que je subis.
Pour obtenir cette indemnisation, je dois effectuer une demande au FGTI.
À savoir
Si mon proche est resté inconscient après l'attentat, le procureur de la République se charge de prévenir le FGTI. Je n’ai donc aucune démarche à accomplir sauf si le FGTI ne m’a pas contacté.
La demande se fait en ligne ou par courrier postal. Elle peut être effectuée dans un délai de 10 ans suivant la consolidation de mon dommage.
À savoir
Si un procès pénal a eu lieu, elle doit être faite dans un délai d'un an à compter de la décision de justice.
En ligne
Par courrier
La demande se fait en utilisant un service en ligne :
Service en ligne Demande d’indemnisation par un proche d’une personne décédée après un acte terroriste
Le FGTI m’assiste dans la constitution de mon dossier. Il peut me demander des documents supplémentaires (exemple : justificatifs de revenus, copies de factures). Je peux fournir ces éléments au fur et à mesure, en fonction du moment où je les ai en ma possession.
Le dossier doit être directement transmis au FGTI.
Cette indemnisation est cumulable avec celle versée par le FGTI.
En tant que victime indirecte d'un acte terroriste, je peux percevoir une indemnisation de la part du fond de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) et, éventuellement, de mon assurance.
Obtenir une indemnisation du Fond de garantie des victimes
Si je suis un proche d’une victime de terrorisme, le FGTI peut me verser une indemnisation afin de réparer les dommages psychologiques que je subis.
Pour obtenir cette indemnisation, je dois effectuer une demande au FGTI dans un délai de 10 ans suivant la consolidation de mon dommage (ou d'un an à compter de la décision de justice si un procès pénal a eu lieu).
À savoir
Si mon proche est resté inconscient après l'attentat, le procureur de la République se charge de prévenir le FGTI. Je n’ai donc aucune démarche à accomplir sauf si le FGTI ne m’a pas contacté.
Je peux faire ma demande d’indemnisation en utilisant un service en ligne :
Service en ligne Demande d’indemnisation par un proche d’une victime de terrorisme
Le parquet ouvre une enquête pour trouver les auteurs de l'acte terroriste afin qu'ils soient jugés.
Pour être informé de l’évolution de l'enquête, avoir accès à l’ensemble des documents du dossier et demander la réalisation d’actes d'instruction, je peux me constituer partie civile.
La constitution de partie civile me permettra également de solliciter des dommages et intérêts à l'auteur des faits.
Je peux me constituer partie civile à tout moment, jusqu'au jour de l'audience.
Avant l'audience, je m'adresse au juge d'instruction en charge de l'affaire. Pendant l'audience, je déclare ma constitution de partie civile à la cour d'assises spécialement composée pour juger l'acte terroriste.
À savoir
Pendant toute la procédure, je peux être assisté d'un avocat.
Afin de régler ses honoraires, je peux solliciter l'aide juridictionnelle en déposant une demande au bureau d’aide juridictionnelle du Tribunal Judiciaire de Paris. J'ai le droit à cette aide quelles que soient mes ressources financières.
Ce courrier doit comporter les informations suivantes :
Le numéro de la procédure
Mon nom et mes prénoms
Mon adresse postale (si mon avocat est d'accord, je peux me domicilier chez lui)
Une déclaration indiquant clairement que je souhaite me constituer partie civile pour les faits de terrorisme
Le nom de mon avocat ou, si je n'en n'ai pas, le fait que je souhaite être assisté par un avocat tout au long de la procédure.
Je peux me constituer partie civile lors de l'audience devant la cour d'assises spécialisée en matière de terrorisme.
Rappel
Rappel
Devant cette juridiction, je peux être assisté d'un avocat.
Ma constitution de partie civile peut être demandée à l'oral ou par écrit.
Cette demande doit être faite avant les réquisitions du ministère public sur la condamnation de l'auteur des faits.
Je peux être adopté par la Nation en tant que pupille si :
L'un de mes parents (ou les 2) est décédé lors d'un attentat terroriste
J'ai moins de 22 ans.
Lorsque j'obtiens le statut de pupille de la Nation, l'OnacVG prend en charge tout ou partie des frais nécessaires à mon entretien et à mon éducation (nourriture, habillement, vacances, frais médicaux, frais scolaires, etc.).
Les sommes versées par l'ONaCVG dépendent de mes besoins et des ressources financières des membres de ma famille.
Pour obtenir le statut de pupille de la Nation, je dois prendre rendez-vous avec le service de l'ONaCVG de mon département.
Attestation du Fond de garantie des victimes (FGTI) qui indique que l'indemnisation est en cours ou qui précise son montant
Tout document médical lié au préjudice que j'ai subi en raison de l'attentat terroriste (bulletin d'hospitalisation, certificat médical, rapport d'expertises, etc.)
Autorisation de demande d'adoption par le conseil de famille, si je suis mineur et orphelin
Le document appelé « information du mineur » si j'ai plus de 17 ans.
Mon dossier complet doit être transmis, par courrier postal, au service départemental de l'ONaCVG dont je dépends.
Attention :
Si je n'ai pas de nouvelle de l'un de mes proches, je peux contacter l'une des cellules de crise mises en place par le gouvernement dont le numéro sera diffusé à la radio, à la télévision et sur les réseaux sociaux.