Demandes d’urbanisme

Montgeron est riche de sa zone pavillonnaire. Pour garantir dans le temps sa qualité et son agrément, il convient de respecter les règles inscrites dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la Ville qui veille à l’harmonie urbaine et à la protection de notre environnement. Aussi, il est important de contacter le service urbanisme avant tous travaux.

Une construction non conforme peut entraîner l’arrêt du chantier et la remise en état initial. De même, une astreinte journalière pouvant aller jusqu’à 500€ par jour peut être réclamée.

Doivent être déclarés tous travaux qui modifient l’aspect extérieur de votre propriété (fenêtres, volets, porte, fenêtres de toit, ravalement, extension, portail, clôture, …) ainsi que le changement de destination d’un local (transformation d’une habitation en activité, création d’un local recevant du public…).

Les travaux qui modifient l’aspect concernent tout ce qui est visible depuis l’extérieur, même si on ne le voit pas de la rue. Cela ne se limite pas à l’habitation principale : il faut également demander une autorisation pour un abri de jardin ou une pergola, par exemple.

L’obtention d’une autorisation d’urbanisme (permis de construire, déclaration préalable) nécessite l’affichage de cette décision par le bénéficiaire, pendant toute la durée du chantier. Celle-ci doit demeurer lisible de la voie publique. Il s’agit à la fois d’informer les riverains et de protéger le bénéficiaire des travaux en cas de recours.

  • Le permis de construire : il est indispensable pour toute modification supérieure à 40m2 (20m2 dans certains cas). Ce permis permet à l’administration de s’assurer que le projet est conforme au PLU. le délai d’instruction est généralement de 2 mois.
  • La déclaration préalable : elle concerne toutes les modifications d’une surface inférieure à 40m2. Comme dans le cas d’un permis de construire, un dossier doit être déposé et la Ville peut s’opposer aux travaux s’ils ne respectent pas le cadre réglementaire.
  • Un courrier d’information : si des travaux ne modifient pas l’aspect extérieur (un simple ravalement de façade à l’identique), nous vous invitons à informer le service urbanisme.

Question-réponse

Que risque-t-on en cas de faux et d'usage de faux ?

Vérifié le 21/10/2025 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Fabriquer et utiliser un faux document (faux diplôme, fausse fiche de paie, imitation de signature...) est un délit qualifié par la loi de faux et d’usage de faux. La détention d’un faux document administratif (par exemple, faux passeport) et la rédaction d’une fausse attestation sont également des délits punis par la loi. Nous vous présentons les informations à connaître.

  • Faux

    Le délit de faux correspond à l'un des faits suivants :

    • Fabriquer un document entièrement faux (une fausse fiche de paye, un faux diplôme, un faux passeport, un faux arrêt maladie, un faux CV, un faux testament olographe...).
    • Modifier intentionnellement un document (par exemple, augmenter son salaire sur sa fiche de paie ou le nombre de jours sur l'arrêt maladie). Le document n'est pas un faux à l'origine, mais des modifications contraires à la vérité y ont été apportées.
    • Faire une fausse signature ou imiter une signature.

    Le faux peut être commis sur un écrit ou un autre support (modification d'une photo, d'un enregistrement audio ou vidéo...).

    L'auteur des faits doit avoir conscience de la fausseté du document et du préjudice qu'il peut en résulter.

    Le document doit avoir pour but d'obtenir un droit ou de prouver un fait ayant des conséquences juridiques.

    Usage de faux

    Il y a délit d'usage de faux lorsqu’un faux document est utilisé pour obtenir un droit ou pour prouver un fait. Par exemple, produire en justice une fausse attestation obtenue par une personne qui n’était pas présente le jour des faits ou présenter à la signature une fausse promesse de vente établie par montage par photocopie d'un autre acte.

    L'usage de faux est puni même si l'auteur des faits n'a pas fabriqué les faux en question.

    Une même personne peut commettre ces 2 infractions à la suite : on parle alors de faux et d'usage de faux.

    Sanctions

    Le délit de faux ou d'usage de faux est puni de 3 ans de prison et de 45 000 € d'amende.

    Si le faux document est un document délivré habituellement par une administration (carte d'identité, passeport, carte Vitale...), les peines sont de 5 ans de prison et de 75 000 € d'amende.

    Le faux ou l’usage de faux est puni de 7 ans de prison et 100 000 € d’amende s’il est accompagné de l’une des circonstances aggravantes suivantes :

    • Il est commis par une personne dépositaire de l’autorité publique (maire d’une commune) ou chargé d’une mission de service public agissant dans le cadre de ses fonctions (fonctionnaire)
    • Il est commis de manière habituelle
    • Il est commis dans le but de faciliter la commission d’un crime ou de procurer l’impunité à son auteur

    La personne qui fabrique et utilise des faux documents (faux et usage de faux) encoure les mêmes peines.

    L'auteur des faits peut également être condamné à des sanctions complémentaires et au paiement de dommages-intérêts (remboursement des prestations...).

    La tentative de faux et d'usage de faux est punie des mêmes peines.

  • Le support du faux document est un acte authentique ou une écriture publique (notaire, officier d'état civil, jugement, par exemple).

    On parle de faux en écriture publique lorsque le document altéré est un acte authentique ou une écriture publique comme par exemple :

    • Écritures judiciaires (décisions de justice, procès verbal, rapport d'expertise...)
    • Écritures fiscales (registres de perception, timbres fiscaux...)
    • Actes d'état civil
    • Actes dressés (procès-verbal de constat, acte de vente...) par les officiers publics (notaires, commissaires de justice...).

    L'auteur des faits sait parfaitement que le document est un faux. Par exemple, il a fabriqué un document entièrement faux, apposé faussement sa signature ou de fausses mentions sur un document.

    Le document doit avoir pour but d'obtenir un droit ou de prouver certains faits ayant des conséquences juridiques (recevoir une somme d'argent, hériter d'une succession...).

    Le délit de faux ou d'usage de faux est puni de 10 ans de prison et de 150 000 € d'amende.

    L'auteur des faits peut également être condamné à des sanctions complémentaires et au paiement de dommages et intérêts.

    Les peines sont portées à 15 ans de prison et à 225 000 € d’amende si l'auteur du faux est une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public.

    La tentative de faux et d'usage de faux est également punie des mêmes peines.

  • La simple détention de faux documents d'une administration publique sans en faire usage pour une démarche est un délit. Par exemple détenir un faux passeport, un faux certificat de nationalité française, un faux permis de chasse, une fausse carte grise.

    La détention d'un faux document est punie de 2 ans de prison et de 30 000 € d'amende.

    La détention de plusieurs faux documents est punie de 5 ans de prison et de 75 000 € d'amende.

    L'auteur des faits risque également des sanctions complémentaires.

  • Le délit de fausse attestation est le fait d'affirmer par écrit de faits que l'on sait inexacts. C'est le cas, par exemple, lorsqu'on atteste héberger quelqu'un pour lui fournir un faux justificatif de domicile alors qu'il habite ailleurs.

    La fausse attestation doit être faite pour un tiers bénéficiaire. Faire une fausse attestation pour soi-même, comme une déclaration sur l'honneur, n'est pas considéré comme un délit de faux mais plutôt comme un cas d'escroquerie ou de fraude fiscale.

    Le fait de falsifier une attestation ou d'en faire usage est également puni.

    Utiliser ou établir une fausse attestation est puni d'1 an de prison et de 15 000 € d’amende.

    Si la fausse attestation porte préjudice au patrimoine d'autrui ou au Trésor public (hors cas de fraude fiscale), les peines maximales sont portées à 3 ans de prison et à 45 000 € d'amende.

    Les peines maximales sont portées à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende, si la fausse attestation est établie en vue :

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